JDC doit vivre !

Sauvons l’imprimerie JDC de Torcy et ses 167 emplois !

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Dossier vendredi 13 - tous les documents

Publié par jdcdoitvivre sur 18 avril 2007

PÉTITION EN LIGNE : LIBERTÉS FONDAMENTALES

Pétition, version papier, à télécharger

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Les réponses du petit Nicolas

PRESSE — MÉDIAS

Dépêche de l’AFP sur les événements du vendredi 13

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Le Monde, “Garde à vue en pleine campagne” (présidentielle)

Le Monde, “Meeting de Nicolas Sarkozy”

Le Monde, Dépêche de l’AFP

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Le Parisien, “Sarkozy se confronte à la banlieue”

Le Parisien, “La ville happée par le show de Sarkozy”

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L’Humanité, “Délit d’entrave au droit à manifester”

L’Humanité, “Sur le vif - La peur des ouvriers”

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Libération, “Surprotégé, Sarkozy fait un tour dans une cité”

Libération, “Sarkozy en meeting, c’est trois policiers pour dix militants”

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Marianne, “Quand Sarko fait le ménage à Meaux”

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Dimanche + sur Canal +, “Nicolas Sarkozy à Meaux le 13 avril”

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La TéléLibre, “Nicolas Sarkozy, une heure à la cité Beauval”
(reportage de 15 minutes)

INTERVENTIONS - RÉACTIONS

Lettre de l’intersyndicale CGT/FO

à Chantal Brunel, députée de la 8e circonscription de Seine-et-Marne

Message de soutien de la section PCF de Torcy

Communiqué de la LCR
“CRS contre salariés licenciés”

Communiqué de presse d’Olivier Faure

Communiqué de presse de Michel Billout, sénateur de la Seine et Marne

Lettre de Michel Billout au ministre de l’intérieur

DOCUMENTS ET TÉMOIGNAGNES

Photos et video du “simple” contrôle routier

Le témoignage des salariés de JDC

DOCUMENTS VIDÉOS SUR MEAUX

Bellaciao, “Les vraies tribulations d’un Sarkozy en banlieue”

La TéléLibre, reportage “Nicolas Sarkozy, une heure à la cité Beauval”

“Ma rencontre avec Sarkozy”
Les forces de l’ordre au meeting de Meaux, témoignage d’un militant socialiste

LIENS : SITES QUI PARLENT DE CE SUJET

AgoraVox le media citoyen
“On ne perturbe pas un meeting de M. Sarkozy”

Le grand soir.info
“La police bloque des salariés de JDC, Nestlé et de Gate Gourmet
se rendant à un meeting de Sarkozy”

Parti Communiste Français - Fédération de Seine-et-Marne
“Michel Billout demande des comptes au ministre de l’intérieur”

Démocratie & Socialisme
“Que fait la police ?”

Fait passer
“La police bloque des salariés de JDC…”

ContreInfo
“Des salariés partis rencontrer Sarkozy
bloqués par la police”

Betapolitique
“Sarkozy à Meaux : quand la police bloque les salariés !”

Olivier Faure
“La scandaleuse équipée de Nicolas Sarkozy à Meaux”

Michel Billout
“Suite au délit d’entrave au droit de manifester…”

L’En dehors
“La police bloque des salariés de JDC, Nestlé et Gate Gourmet…”

La mouette
“On ne perturbe pas un meeting de M. Sarkozy”

Uni-e-s avec Bové
“Vendredi 13 avril, Nicolas Sarkozy prend possession de Meaux”

Plume de presse
“Liberté, liberté chérie…”

InfoBlog des Luttes
“JDC doit vivre”

Liste, bien sûr, non exhaustive
vous pouvez communiquer des liens dans les commentaires…

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Garde à vue en pleine campagne

Publié par jdcdoitvivre sur 17 avril 2007

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Des salariés menacés de licenciements ont été empêchés de se rendre à un meeting du candidat UMP par une “garde à vue en pleine campagne”

Nicolas Sarkozy bénéficie-t-il d’un régime policier de faveur lors de l’organisation de ses réunions publiques ? Vendredi 13 avril, le candidat UMP était en déplacement à Meaux (Seine-et-Marne). Il devait rencontrer des habitants du quartier populaire de Beauval, puis tenir un meeting. A cette occasion, une centaine de salariés des entreprises JDC Imprimerie et LSG-Gate-Gourmet, sous la menace de licenciements massifs, souhaitaient se rendre à Meaux pour interpeller M. Sarkozy. C’était sans compter sur un imposant dispositif policier : 320 personnes, dont plus de 200 membres des forces mobiles.

Michèle Guzman, responsable départementale du Parti communiste, accompagnait les salariés de LSG, auxquels le PCF avait fourni un bus. “Une voiture de police nous attendait à la sortie de l’usine, dit-elle. Cinquante mètres plus loin, trois motards nous ont demandé de nous mettre sur le bas-côté.” Il était près de 18 heures. Officiellement, il s’agissait d’un banal contrôle routier. Les policiers se sont contentés de prendre les papiers du véhicule, selon Mme Guzman. “Ça ressemblait à une méchante provocation, poursuit-elle. On a fait prévenir la préfecture, qui nous a fait savoir que tout cela relevait du ministère de l’intérieur.” Le bus n’a été autorisé à partir qu’à 20 h 30.“ILS ÉTAIENT PLUS NOMBREUX QUE NOUS”

Une mésaventure identique est survenue au deuxième bus, parti de JDC. Après un premier contrôle à la sortie de l’usine, il a été arrêté par deux motards, au moment d’entrer sur l’autoroute. Devant les protestations des passagers, les policiers ont accepté de les escorter jusqu’à Meaux. Ils n’y sont jamais arrivés. Le bus a été de nouveau stoppé dans une petite commune, où des renforts policiers avaient été postés, notamment une compagnie républicaine de sécurité. “Ils étaient plus nombreux que nous, explique Jean-Paul Brinon, délégué intersyndical CGT-FO dans l’usine. On a eu le droit pendant deux heures et demie à une garde à vue en pleine campagne, sans aucun motif.” Selon la direction centrale des CRS, les consignes avaient été données par la direction départementale de la sécurité publique (DDSP), sous l’autorité du préfet. La DDSP, elle, renvoie sur le ministère. Dans l’entourage du candidat, on affirme n’être informé que du dispositif policier autour du lieu de meeting. “Pour le reste, ça relève de la préfecture”, dit-on.

Le lendemain de ces événements, M. Sarkozy tenait une réunion publique sur la place de la mairie de Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse). Cette fois, pas de bus à intercepter ; simplement une dizaine de perturbateurs, peu décidés à écouter l’appel à la mobilisation lancé par le candidat à la “majorité silencieuse”. Repérés par le service d’ordre de l’UMP et les gendarmes, ils ont été écartés le temps du discours. “Il n’y a pas eu d’interpellations, juste des contrôles d’identité pour prévenir tout trouble à l’ordre public, explique Guy Parayre, directeur général de la gendarmerie nationale. En cette période électorale délicate, on fait preuve d’une vigilance préventive dès qu’il y a un rassemblement important, et ce pour tous les candidats de premier plan.”

Piotr Smolar

Le Monde - Article paru dans l’édition du 18.04.07

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Interview de Jean-Paul Brinon

Publié par jdcdoitvivre sur 20 mars 2007


Jean-Paul BRINON

Le 20-03-2007

Imprimerie jdc torcy
150 emplois à sauver
L’imprimerie JDC de Torcy (Seine-et-Marne) a été placée, le 5 mars, en liquidation judiciaire. « Rouge » a posé quelques questions à Jean-Paul Brinon, délégué syndical CGT-SGLCE, qui travaille à l’imprimerie depuis 1986.

Comment en est-on arrivé là ?

J.-P. Brinon - L’imprimerie s’appelait Avenir graphique et elle a employé plus de 700 salariés. Elle a été rachetée, en 1996, par le groupe canadien Quebecor, deuxième imprimeur mondial, qui s’est installé en France en rachetant une quinzaine d’entreprises sur quelques années. Il restait encore plus de 300 personnes. La stratégie de Quebecor était très claire. À ce moment là, en France, il n’y avait pas de grand groupe capitalistique dominant la branche, mais une pléiade d’acteurs. Quebecor a cherché à s’imposer face à ses concurrents en jouant de sa taille et en lançant une guerre sur la baisse des tarifs. Il a fait tourner les imprimeries sept jours sur sept et n’a quasiment procédé à aucun investissement. Les dégâts ont été énormes. De nombreuses PME n’ont pas pu suivre et ont disparu. Mais voilà, certaines ont résisté. En investissant, en obtenant des financements publics régionaux, en pressant les salaires et la productivité, des groupes se sont donné les moyens de faire face. Et Quebecor a commencé à licencier, puis à revendre certains sites et enfin à en fermer d’autres. Mais toujours sans in­ves­tir. Aujour­d’hui, il semble faire le choix de se retirer de France en ayant investi très fortement en Angleterre et à la frontière belge avec des aides publiques considérables. Et il annonce un plan massif d’investissements aux États-Unis pour y affronter directement le leader mondial, Donnelly.

Et pour votre imprimerie ?

J.-P. Brinon - En avril 2006, nous étions revendus au directeur de l’entreprise avec une promesse de chiffre d’affaires fournit par Quebecor. L’astuce, c’est que Quebecor n’assumerait pas le plan social ! La direction du groupe vient d’ailleurs de réitérer à Hellemmes [Nord]. Dès l’été, nous étions en dépôt de bilan avec poursuite d’activité. Nous avons alors démarré la mobilisation : manifestations, opération portes ouvertes, où Olivier Besancenot est venu exprimer son soutien, opérations devant des sites de production et des lieux publics, négociations avec le préfet et le ministère du Travail. Mais, le 5 mars, le tribunal de commerce a prononcé la liquidation, et nous avons démarré l’occupation pour veiller sur les stocks et les machines et tenter de faire redémarrer le site.

Comment se mène la lutte ?

J.-P. Brinon - Quebecor est toujours propriétaire des murs de l’usine évalués à 4 millions d’euros. Il doit s’impliquer dans une solution viable. Nous poursuivons les actions vers l’extérieur, nous travaillons toujours aux convergences avec les autres entreprises en lutte (graphiques, comme Lithothec, ou autres, comme Nestlé). Et nous nous appuyons sur un comité de soutien qui va organiser un meeting avec la plupart des partis de gauche et les syndicats. Enfin, nous tentons d’obtenir une implication des pouvoirs publics pour faciliter le redémarrage du site.

Propos recueillis par Jean-Yves Lesage

Pour en savoir plus : www.encre-rouge.org

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Les délocalisations ne sont pas une fatalité

Publié par jdcdoitvivre sur 24 janvier 2007

Au parlement . La droite a rejeté, mardi à l’Assemblée, une proposition de loi communiste visant à lutter contre les délocalisations en renforçant la législation en faveur des salariés.

Oubliés, les grands discours du candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, sur les « fermetures d’usine » et les « destins brisés par le chômage ». Mis au pied du mur, hier, par les députés communistes et républicains, pour agir contre les délocalisations, le gouvernement a choisi de ne rien faire. Sa majorité de droite à l’Assemblée nationale a repoussé sans débat la proposition de loi présentée par Jacques Desallangre (apparenté PCF) et défendue par Marie-George Buffet. Avant de faire de même pour un second texte des parlementaires communistes, proposant la revalorisation des pensions de retraite des personnes invalides.

Pour le président de la commission des Affaires économiques, Patrick Ollier (UMP), la seule façon de lutter contre les délocalisations est d’« encourager toujours plus vivement » les entreprises via des déductions fiscales et des facilités de licenciement - façon CNE et CPE. Marie-George Buffet a rappelé, hier, ld’effet dissuasif de cette politique : « Dim, Well, Aubade, Metzeler, Dalphimétal, Nestlé, Thomé-Génot, ECCE, JDC : la liste est longue des entreprises victimes » de la course au profit. Une réalité sous-estimée par les statistiques officielles, qui présentent le phénomène de délocalisation comme « marginale », « en oubliant la sous-traitance », gravement affectée par effet « boule de neige », et « la non-localisation » qui privilégie l’installation de nouvelles unités de production dans les pays à bas salaires, a inventorié Jacques Desallangre. « Entre 1995 et 2002, 40 % des entreprises et le tiers des effectifs de l’habillement ont disparu, tandis que les importations progressaient de 67 %. » Les difficultés économiques ne sont pas la seule cause des délocalisations : « Les 32 entreprises du CAC40 ont diminué la part de leurs effectifs en France de 50 % à 35 %, mais leurs chiffres d’affaires cumulés ont augmenté de 70 % entre 1997 et 2002. » Face à cela, « le gouvernement n’a su répondre que par une politique onéreuse de réduction des charges sociales » - 23 milliards d’euros annuels sans effet notable sur l’emploi - « ou par une concurrence fiscale avec nos voisins. » Une fuite en avant que le président de la République comme Nicolas Sarkozy, tout à leur compétition pour s’attirer le soutien du MEDEF, proposent d’amplifier encore avec la baisse de treize points de l’impôt sur les sociétés promise par l’un, et de nouvelles déductions d’ISF et de charges par l’autre.

Hier, les députés communistes et républicains ont jeté un pavé dans le débat présidentiel en proposant des mesures neuves pour stopper l’hémorragie d’emplois. « Devant votre indifférence à ce problème, il faut bien agir et même réagir », pour que « l’État relaie les luttes de ces hommes et des femmes » et donne « davantage de pouvoirs aux salariés et aux élus locaux », a plaidé Marie-George Buffet. D’abord, en excluant du champ légal les licenciements consécutifs à une délocalisation, ou lorsque l’entreprise a réalisé des bénéfices. Le texte prévoit également le rétablissement du contrôle des fonds publics versés aux entreprises (« loi Hue »), abrogé par la droite. Il instaure enfin un prélèvement sur les importations, fondé sur la différence des coûts salariaux avec la France, pour dissuader le dumping fiscal et social et enclencher une harmonisation progressive par le haut des législations européennes et mondiales.

En vain, le PS a demandé au gouvernement et à la majorité un « débat » sur les propositions communistes. Des propositions qu’il n’approuve pas pour autant. S’il y a lieu de « renforcer l’intervention publique » face « à une concurrence européenne, fiscale et sociale, totalement dévastatrice », selon Claude Darciaux, François Brottes, en commission, a fait prévaloir les « engagements communautaires de la France ». C’est-à-dire la liberté totale de circulation des marchandises et des capitaux, considérée à droite comme au PS comme indépassable, en dépit du vote des Français au référendum de 2005. Un statu quo que les députés communistes entendent bousculer avec leurs propositions.

Sébastien Crépel

L’Humanité - Article paru dans l’édition du 24 janvier 2007

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Des luttes et des colères

Publié par jdcdoitvivre sur 19 janvier 2007

En Seine-et-Marne, Marie-George Buffet appelait à multiplier les débats citoyens.

« Peut-on séparer l’élection présidentielle des luttes et du débat citoyen si on veut faire émerger une autre voix à gauche ? » Posant cette question mercredi, lors de la « soirée des colères » organisée à Pontault-Combault en Seine-et-Marne, Marie-George Buffet y répondait aussitôt en appelant à organiser ce type de rencontres « pour que la présidentielle ne soit pas volée au peuple ».

Des luttes et des colères, il en avait été question dès le matin avec la visite de l’imprimerie JDC de Torcy où elle a apporté son soutien aux salariés qui se battent pour la survie de leur entreprise. Et le soir, c’est un représentant du Réseau Éducation sans frontière qui a lancé le débat. « Au-delà de ce qui nous différencie, je suis là pour parler de la chasse aux étrangers et aux enfants que ce gouvernement a poussée à son paroxysme », expliquait-il. Un sujet pour lequel l’assistance s’est passionnée à travers de très nombreuses questions, interventions et témoignages. « Si Le Pen et Sarkozy font tant de voix dans les milieux populaires, c’est peut-être parce que la gauche n’a pas porté, pendant des années, une politique courageuse sur ce sujet. En apparaissant hésitante, elle a laissé les solidarités se briser et permis aux idées de droite et d’extrême droite d’avancer », analysait Marie-George Buffet, en proposant « à partir d’un débat citoyen de refonder une nouvelle politique de l’immigration ». Car, pour elle, « il faut une gauche qui ait le courage d’aller au bout de ses engagements »

J. S.

L’Humanité - Article paru dans l’édition du 19 janvier 2007

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