CARACTERE DU 16 avril 2007
Publié par djcom sur 22 avril 2007
Les salariés de JDC toujours en quête d’un repreneur
La rédaction, Caractère, le 16/04/2007 à 10h00
Un cabinet spécialisé a été mandaté pour trouver une solution.« L’Ile-de-France est la première région consommatrice de papier imprimé. JDC y a donc toute sa place ». Aussi, depuis le 5 mars dernier, date de la liquidation judiciaire de l’entreprise (ex-Torcy Quebecor) les salariés occupent-ils les locaux pour s’opposer au démantèlement de leur outil de travail. Avec l’appui d’un comité de pilotage placé sous l’égide du préfet de Seine-et-Marne, d’un cabinet spécialisé et d’un certain nombre d’élus de la région, ils se sont donné cinq semaines pour trouver un repreneur, délai qui correspond à la période de préavis après laquelle les salariés ne pourront pas bénéficier des mêmes garanties. En octobre, 73 postes ont été supprimés et à l’heure où nous diffusons cette information, 167 salariés ont reçu ou vont recevoir leur lettre de licenciement. Lors d’une conférence de presse organisée le 12 avril à Paris, l’intersyndicale FO/CGT a dénoncé l’absence de politique industrielle de Quebecor, « qui a profité des richesses de l’entreprise, n’y a pas investi et s’en est désengagée en la cédant pour 1 euro à Jean de Carvalho, laissant finalement les pouvoirs publics régler le problème social ». Elle estime que le groupe canadien porte « une grande part de responsabilité dans la situation actuelle et doit l’assumer ». Elle exige donc qu’il garantisse une charge de travail précise - le contrat de sous-traitance signé avec Jean de Carvalho ne prévoyait pas de garanties de chiffre d’affaires - et abonde un plan social devenu inévitable, même si l’entreprise trouve un repreneur. Selon les salariés de JDC, avant de céder l’entreprise, Quebecor aurait estimé le coût du plan social « nécessaire » à 17 millions d’euros. Enfin, l’intersyndicale demande aux éditeurs de prendre leurs responsabilités et à la FICG (Fédération de l’imprimerie et de la communication graphique) de mobiliser ses adhérents pour trouver une solution. Ce même jeudi 12 avril, une quarantaine de salariés de JDC a envahi les locaux de cette même fédération, boulevard Saint-Marcel (Paris Ve) et déversé des rognures dans les bureaux. Alors que la FICG avait été la première, depuis le début de la crise, à réunir tous les acteurs concernés autour d’une même table.
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